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Samedi 9 septembre 2006 6 09 /09 /Sep /2006 04:52

De Sophek à Thomek

 

4ème lune de l’an 3408 après le Grand chamboulement,

 

 

Bien cher Thomek,

 

Voici en peu de mots comment se déroule une journée dans une école de ce pays. Les peuplades de ces régions ont des mœurs bien étranges qui ne manquent d’étonner l’étranger que je suis. La journée de l’enseignant ellissois ne commence qu’à partir du moment où celui-ci a signé le cahier de présence. Tant que tu ne l’as pas signé, tu n’es pas présent… et si tu franchis la limite fatidique de 8h45, tu risques la convocation au bureau de la principale qui ne manquera pas de trouver les mots adaptés à ce grave préjudice porté à l’image de l’école. Pour ma part, voulant éviter le plus possible de faire remarquer mon étrangéité, je signe tous les matins vers 7h45… Je crois d’ailleurs que les professeurs autochtones attribuent cette ponctualité à un défaut de compréhension linguistique de ma part. Mais bon, comme on nous apprend dès notre plus jeune âge : " Devance le temps et la fleur de Lotus fleurira sous tes pas ".

Aux alentours de 8h30, un étrange ballet commence. Des voitures pénètrent en file dans l’arrière de la cour de l’école. Des professeurs armés de panneau " STOP ", de sifflets suraigus et de méga-phones ultra-puissants régulent le trafic. " ALL THE WAY !! ALL THE WAY !! " hurle la principale, pour que les voitures avancent jusqu’à la sortie afin de déposer leur précieux fardeau et ne s’immobilisent pas en plein milieu (qui correspond à l’entrée de la classe de leur petit propriétaire).

A 8h55, tout le monde est en place, prêt à travailler. Soudain, une voix stridente se fait entendre: " WILL YOU PEASE STAND UP FOR THE PLEDGE OF ALLEGIANCE ". La principale s’adresse à tous par l’intermédiaire d’un mélodieux haut-parleur particulièrement facinant par sa capacité à transmettre les sons aigus. Dans les classes, c’est comme si un seul homme se dressait : corps tendu, main sur la poitrine, regard tourné vers le drapeau. Nous sommes invités à rester debout pour l’hymne national " WILL YOU PLEASE REMAIN STAND UP FOR THE NATIONAL HYMN " auquel succède celui de l’école. Après cette ouverture toute en légèreté et en allégresse, la journée de travail peut réellement commencer.

Les enfants enchaînent les enseignements sans pause. La cour est désespérément vide… Enfin, sauf le préau sous lequel se succèdent les heures d’instruction de PE (physical education). Putôt que d’éducation physique, l’expression de préparation aux services commando de l’US army conviendrait mieux. Les enfants sont par groupes de 60-80 pour 2 enseignants. Ils sont positionnés en début d’heure sur un axe horizontalo-vertical (les lignes et les colonnes sont marquées au sol) et l’objectif principal de l’instruction semble être le respect de ce positionnement : Sir ! Yes sir !

Le temps accordé aux enseignants et aux élèves pour la restauration est de 30 minutes (temps de déplacement inclus). Pour nous à qui on a répété : " Malaxe ta feuille de laitue aussi longtemps que la chenille met à se hisser au sommet de la tige ", tu comprendras qu’en une semaine j’ai malheureusement perdu quelques grammes gracieux qui faisait mon charme dans notre contrée natale.

La suite de la journée se poursuit au même rythme implacable. Une voix retentit à nouveau : on nous donne des instructions pour la sortie et pour le lendemain, éventuellement on nous semonce pour telle ou telle attitude et il peut même arrivé que nous soyons félicité ! La cour est toujours désespérément vide d’enfants… Enfin ça y est des êtres l’envahissent… Ce sont de nouveau les ballerines du matin qui reprennent la danse là où elles l’avaient arrêtée. A la différence que les enfants attendent : assis en rang d’ognons sous le soleil élissois… parfois pendant une demi-heure. Les peuples d’ici doivent probablement penser que l’attente en plein soleil a des vertus regénérantes sur l’organisme, affaibli après une journée d’étude non stop de 9h à 15h30.

Ça y est, je regagne mes pénates clevelandaises… Je traîne la jambe, j’ai le souffle court. Je m’accorde quelques minutes de répit. Bip ! Bip ! Bip ! Bip ! Trop tard, il faut que j’y retourne… Une soirée de travail m’attend : il me faut préparer mes 2 classes. Un privilège auquel ont seulement droit les enseignants de notre pays…

 

Mille pensées parfumées par l’aurore,

 

Sophek

Par sophie - Publié dans : 4226cleveland
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Samedi 2 septembre 2006 6 02 /09 /Sep /2006 16:28

Au pays des files d’attente

 

On dit le Français râleur, on dit qu’il a mauvais caractère, qu’il s’énerve pour un rien, qu’il n’aime pas perdre son temps _précieux_ qu’il consacre à élargir sa culture sur le monde environnant à travers la fréquentation assidue de cet outil culturel qu’est la télévision. Mais, arrêtons un instant cet être goguenard et invitons le à considérer quelques-unes des épreuves par lesquels passent un citoyen louisianais tout au long de sa vie et de sa journée. Au terme de cette considération, je doute que nous ne parvenions pas à lui arracher un petit soupir de soulagement et peut-être, mais je n’ose pas trop m’avancer, un petit commencement de relativisation de sa situation franco-française.

Il faut dire que le difficile apprentissage de la citoyenneté louisianaise commence très tôt, tant de point de vue de l’horaire que de celui de l’âge. Dès la première année d’école, à 4 ans, le petit louisianais est confronté à la première et primordiale règle de la vie en société : la pratique de la file d’attente. On lui apprend non seulement à attendre mais à attendre LONGTEMPS ET EN SILENCE. Le matin, les enfants arrivent et attendent devant leur classe, assis en ligne et en silence. Durée de l’attente entre 15 et 30 minutes. Pour les plus jeunes, l’apprentissage se poursuit lors du passage obligé aux toilettes : l’attente commence devant la classe jusqu’à ce que tout le monde ait formé une ligne parfaitement alignée et silencieuse, puis elle se poursuit devant les restrooms où ils attendent en file silencieuse que leur tour arrive, à la sortie, une nouvelle file est formée devant la fontaine d’eau avant de se repositionner en file pour retourner dans la salle de classe. Tout cela en silence, cela va sans dire.

Départ pour le cours de sport, les enfants attendent en ligne, se déplacent en ligne jusqu’au préau et patientent en ligne jusqu’à ce leur tour arrive de se placer en ligne pour le cour de PE (physical education). Fin du cours, nouvelle ligne, nouvelle attente, nouveau passage aux toilettes, nouvelle file, nouvelle attente… et ainsi de suite toute la journée. Enfin, cette journée de l’écolier s’achève par une séance de formation ultime : l’attente du bus dans le couloir. Ce curriculum indispensable à l’obtention du diplôme de futur citoyen louisianais peut être décrit de la manière suivante : il s’agit pour des enfants ayant déjà passé quelques 7 heures dans les locaux de l’institution scolaire de former un rang silencieux dans le couloir en attendant le bus de ramassage. Certains jours, l’attente peut aller jusqu’à une heure. Après un temps d’attente variable en fonction de la météo, de la circulation, … le bus est annoncé. La file se lève, toujours silencieuse et peut accéder au bus. A tour de rôle, selon leur place dans la file, les enfants montent dans le bus. La porte se referme. L’apprentissage est terminé.

Après cet apprentissage qui intervient très tôt, on compendra que la file d’attente soit clairement ancrée dans les habitudes du citoyen louisianais. Il ne s’en offusque pas. Il ne souffle pas. Il râle encore moins. Et il n’essaie surtout pas de doubler. La file d’attente est un fait un point c’est tout. On forme une file d’attente à la poste, à la banque, dans les administrations, au cinéma, à la caisse, au garage, à la pompe à essence, … Il n’y a rien de bien extraordinaire à ça me direz-vous. Là où les choses commencent à devenir intéressantes, c’est lorsque l’on passe à une file d’attente au carré, c’est-à-dire que pour obtenir un service il va falloir effectuer deux files d’attente successivement, sans parler des files d’attentes à la puissance 3, 4, 5, … où là ce n’est plus une ni deux files d’attentes qu’il faut suivre mais 3, 4, 5 et plus.

Prenons un exemple concret. Vous allez passer votre permis de conduire. Le centre d’examen ouvre à 8h00. Qu’à cela ne tienne, vous arrivez à 7h00 pour réserver votre place dans la file d’attente. Cette première file, destinée à ordonner les visiteurs en fonction de leur heure d’arrivée vous oriente à son terme vers une deuxième file d’attente spécifique au but de votre visite en ce lieu : passer votre permis. Après le remplissage de quelques documents (terme de la deuxième file d’attente), vous pouvez aller prendre votre place dans la troisième file d’attente qui vous permettra quand vous serez à son terme de passer votre code. Mieux vaut ne pas traîner pour remplir votre test car sitôt l’examen terminé, il vous faut reprendre place dans la nouvelle file d’attente qui vous permettra d’aller passer la partie pratique du permis en compagnie d’un examinateur. Vous voilà revenus, tout heureux de n’avoir grillé aucun feu rouge ni aucun stop et de n’avoir écrasé personne. Votre permis est acquis. Mais vous n’êtes pas au bout de vos peines. Une nouvelle file d’attente est formée devant un guichet. Quand c’est votre tour, on vous indique un autre guichet auquel il faut refaire la queue afin de payer pour votre permis. Maintenant, vous avez payé et on vous envoie dans une énième file d’attente au terme de laquelle on prendra vos empreintes et une photo d’identité. Enfin, vous parvenez à la fin du parcours du combattant : l’ultime file d’attente qui vous permet de recevoir des mains de l’agent administratif le précieux sésame qui fait de vous un Louisianais ! D’après les relevés effectués par nos experts en mesure de temps d’attente, nous avons estimé le rapport : effectuation des démarches/ attente, à 1/5 soit 1 heure de démarches pour 5 heures d’attentes. Il nous semble possible d’élargir ce taux à un grand nombre de situation de la vie quotidienne. Temps passé à la poste : 30 minutes, soit 24 minutes d’attente pour 6 minutes de service, temps passé devant la machine à café : 5 minutes, soit 4 minutes d’attente et 1 minute de service.

 

La file d’attente est tellement ancrée dans les habitudes des louisianais que lorsque vous vous tenez immobiles devant un magasin, près d’un arrêt de bus, près de la machine à café, près de la photocopieuse, près du distributeur de boisson, les gens vous demandent: " Is this the line ? ", " Are you on line ? ". De là à imaginer que si vous formez une file avec vos amis dans la rue des gens vont venir se poster derrière vous, il n’y a qu’un petit effort d’imagination à fournir et qui vaudrait le coup d’être expérimenté.

 

Attentivement vôtre,

Sophie

 

 

 

 

 

 

 

Par sophie - Publié dans : 4226cleveland
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Samedi 2 septembre 2006 6 02 /09 /Sep /2006 16:25

Our first movie,

Notre petite bande des quatre poursuit sa découverte de la patrie de l’Oncle Sam et jeudi soir, la soirée a été riche d’enseignements. Grâce à Tantely qui avait obtenu des places d’avant-première, nous sommes allés au cinéma : le " AMC Palace " sur Vétérans Boulevard. Comme tout bon cinéma qui se respecte, ce cinéma est situé dans un mall, coincé entre un marchand de glaces, un Mac Donald, un coiffeur, un supermarché, … bref tout ce qu’il faut pour occuper sa journée. Sur les billets d’invitation, il était stipulé que le nombre de billets distribués était supérieur au nombre de places disponibles. Qu’à cela ne tienne, nous voilà partis et nous arrivons une heure en avance (connaissant la ponctualité des Américains) dans la salle de projection. C’était bien la peine… il n’y a encore personne !

La salle se remplit progressivement de gens et d’odeurs diverses : hamburgers, tacos, buritos, soupes chinoises, frites, pop-corn, donuts, frites, smothies, …mieux vaut avoir mangé avant … quoique. Heureusement, les sièges de cinéma sont adaptés à leurs occupants : assise large et porte-verre géants de part et d’autre du siège. Au milieu des bruits de mastication, la séance commence.

Le film que nous allons voir n’a rien d’un chef-d’œuvre du 7ème Art mais il est parfait pour souffler après quasiment deux semaines de travail harassant à l’école. La veille, nous sommes rentrés à 21h car nous avions Open house (c’est-à-dire visite de l’école par les parents). Le Pitch du film est le suivant: un éducateur pour jeunes délinquants (" interprété " par " The Rock ") pense redonner confiance aux jeunes prisonniers dont il a la charge en formant une équipe de football américain : les " Mustangs ". Les jeunes apprennent à souffrir, à travailler, à s’investir, à se soutenir grâce à l’équipe ! The Rock a gagné, ils ont dépassé leurs haines claniques et ils ont retrouvé leur " self-esteem " (expression qui revient à peu près à chaque minute dans la bouche des personnages). Bref, bons sentiments et émotions faciles.

Mais au-delà du film, nous avons été fascinés par la façon dont le public américain réagit pendant la projection. Loin des silencieux cinémas français où un rieur trop bruyant est regardé de travers par son voisin ; ici, le public n’hésite pas à manifester son empathie ou son antipathie vis-à-vis des personnages. Un personnage est tué injustement : des cris de stupeur fusent ; un méchant commet un acte répréhensible : il est hué ; l’un des héros a un geste courageux : il est applaudi ; le héros marque l’ultime touch down qui permet à son équipe de remporter le match : c’est l’acclamation, les applaudissements se déchaînent, la salle est en délire. Nous nous sommes complètement laissés portés par cette ambiance, si bien qu’à la fin nous y allions du nôtre, à cris de " Go Will ! " (enfin, j’sais plus très bien comment s’appelait le héros…).

 

Bref, la bonne vienne catharsis aristotélicienne avait parfaitement fonctionnée et c’est apaisés et sereins que nous avons regagné respectivement le 4224 et le 4226 Cleveland Avenue.

 

Amis du 7ème Arts, Salut… et GO ON MUSTANGS !!

 

 

Par sophie - Publié dans : 4226cleveland
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Samedi 2 septembre 2006 6 02 /09 /Sep /2006 16:24

The American IUFM

 

Aujourd’hui, mercredi 2 août, nous avons une journée de formation pour tous les nouveaux enseignants de la paroisse de Jefferson : " THE NEW TEACHER INDUCTION ". Un mini van vient nous chercher devant la Guest House à 7.00 AM. Après un court trajet, les yeux encore embués de sommeil nous pénétrons dans le gymnase de l’école : il est 7.20 AM. Nous sommes les premiers et nous avons 1h à attendre avant le début de la session : GOSH ! Nous maudissons intérieurement notre SUPERVISOR qui par excès de précaution nous fait arriver si tôt.

Nous sommes environ 200. Le planning de la journée est hyper précis. 8.21-8.26 : welcome and remarks by Diane Roussel, 8.26-8.36 : welcome and remarks by Mary S. Ehret, … Avant le break time, on nous présente l’organisation et le staff de la paroisse. En fait, c’est un peu comme un rectorat ou une inspection d’académie. Après le break, notre petit groupe se divise. Marie part en pre-K, Tantely avec les prof de math de middle school et Sandrine et moi nous suivons le programme elementary school. On n’apprend pas grand-chose. Le leitmotiv des intervenants ce sont les benchmarks (ou socles de compétences dans notre jargon français), les standards (les objectifs généraux), les GLE’s (les objectifs par niveau) et le LEAP tout puissant (le test que les enfants doivent passer en 5th grade) pour lequel nous devons tous, enseignants merveilleux que nous sommes, les préparer. BUT WE CAN DO IT !

Pour le LUNCH BREAK nous nous retrouvons dans un typical american restaurant. C‘est un endroit dans lequel on ne mange que des hamburgers ou des hot-dogs. Tu choisis, tu précises si tu veux " mayonnaise/ with no mayonnaise, with onions / or with no onions ", tu payes (environ 5$ avec une boisson), la caissière te donne un ticket avec un n° et tu attends qu’on t’appelles : " Fourty nine ! " hurle pour la quatrième fois la chef-cuisto… ah oui, c’est moi, j’avais pas compris….

Retour à la formation. On va nous parler des " social studies ". Notre déception est grande quand nous nous rendons compte que derrière ce concept se cache en fait une préparation institutionnalisée à " question pour un champion made in USA " : connaître le nom de tous les présidents américains dans l’ordre, la capitale de chaque Etat, … A 15.14, comme indiqué sur le planning, le dernier intervenant nous remercie de notre participation. Nous applaudissons : WE DID IT ! Et, cerise sur le gâteau, nous apprenons que nous allons être rémunérés pour cette journée de stage, ainsi que pour tous les autres " work shops " que nous aurons l’occasion de faire pendant l’année. WE WANT TO DO IT !

Nous remettons ça le jeudi pour une journée de formation consacrée aux ressources internet de la paroisse. Nous croulons sous les sites. On ne pourra pas dire que l’on ne nous aide pas à préparer notre rentrée.

 

Par sophie - Publié dans : 4226cleveland
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Samedi 2 septembre 2006 6 02 /09 /Sep /2006 16:21

A la quête d’un téléphone portable

 

Quand vous arrivez aux Etats-Unis et que vous n’avez ni de " social security number " ni d’ " ID " autant dire que vous êtes un NOBODY. Quand vous entreprenez une démarche commerciale ou administrative quelconque, la première chose que l’on vous demande c’est votre " social security number ". Vous voulez ouvrir un compte en banque, il faut un " social security number ". Vous voulez louer un appartement, il faut " social security number ". Et pour acheter un portable, c’est la même chose. L’historiette que voici en est un exemple.

Lundi 31 juillet, nous nous rendons accompagnés de Nadège dans un magasin de portable : il s’agit de la chaîne S-----  (ceux qui connaissent reconnaîtront). Accueil sympathique de ces quatre " customers " qui s’apprêtent à ouvrir 4 lignes. Explication de la situation : professeurs français sans " social security number ". Apparement ça ne pose pas de réels problèmes. Malheureusement nous devons quitter précipitemment le magasin car nous avons rendez-vous pour notre deposit à notre petite maison violette. Le manager propose de rester ouvert jusqu’à ce que nous repassions. Finalement, nous prenons rendez-vous pour le lendemain matin.

Mardi 1er août, nous voici de retour dans le magasin, emballés à l’idée de repartir avec nos portables et nos abonnements made in USA. Une première déception nous attend : le magasin est fermé, sans raison. Nous nous apprêtons à quitter l’endroit lorsque nous voyons arriver le manager. Nous entrons à sa suite dans le magasin. Il nous laisse poiroter pendant 10 minutes car il est occupé à passer des coups de téléphone. Finalement, il nous annonce que la jeune personne qui s’est occupée de nous hier ne sera de retour que dans 45 minutes. Légèrement agacés, nous quittons le magasin… 1heure plus tard, nous voici de retour… et c’est pour entendre que pour l’ouverture d’une ligne, il faut laisser un deposit de 150$ pour chacune. En effet, nous n’avons pas d’ " historical credit ". Nous plaidons notre cause, appelons notre supervisor, mais rien n’y fait. Je vous l’ai dit sans " social security number " pas de portable.

Nous ne nous décourageons cependant pas et reportons tout notre dépit sur la compagnie S--- et les sbires qui se sont occupés de nous. Jeudi, c’est dans un magasin de produits informatiques qui fait aussi de la téléphonie mobile que nous nous rendons. Nous demandons des informations sur les produits de la compagnie de téléphonie mobile qui d’après Otthis, notre chauffeur, est la meilleure: T-M---- A nouveau, c’est la désillusion : sans " social security number " on ne peut pas nous ouvrir de ligne… à moins de déposer cette fois 500$. Ecoeurés, nous quittons l’endroit. Mais, nous ne décourageons pas. WE CAN DO IT !

Le lendemain matin, nous allons dans un des magasins de la chaîne de téléphonie T-M----. Accueil très chaleureux. Tout se passe bien jusqu’à la question fatidique : quelle est votre social security number ? Non, nous ne pouvons pas ouvrir de ligne sans un deposit très important. Finalement, nous décidons de faire avec le système et d’attendre de devenir des SOMEBODY grâce à notre " social security number ". Mais en attendant, comme nous avons un besoin urgent de portable, nous achetons une carte prépayée. Et on n’a même pas besoin d’acheter de portable car celui de Sandrine et Tantely fonctionne parfaitement. Voilà, WE DID IT ! Nous disposons désormais d’un portable pour quatre. Pour des NOBODY, ce n’est pas si mal, don’t you think ?

Par sophie - Publié dans : 4226cleveland
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